Publié le 3 août 2026
Comment une agence webmarketing travaille-t-elle réellement le GEO aujourd’hui ? On ouvre nos coulisses : méthode en 6 étapes, outils de suivi et cas pratique pour rendre une marque visible dans les réponses des IA.
Depuis l’explosion des moteurs IA, les offres de référencement GEO (Generative Engine Optimization) fleurissent à vitesse grand V. Parfois présentées sur une ligne de facturation à part, on expliquait dans un précédent article que cette séparation relève souvent davantage du rebranding marketing que d’une véritable rupture méthodologique. Pour autant, la question initiale reste parfaitement légitime : comment améliorer son GEO pour s’assurer d’être visible dans les LLM ?
Si le GEO découle très largement d’un bon SEO, les moteurs IA comme ChatGPT, Gemini ou Claude modifient considérablement la manière dont les utilisateurs recherchent l’information. La réponse doit être rapide, précise, et adaptée au profil du lecteur.
L’objectif est non seulement de bien se positionner en référencement naturel, mais aussi de devenir une source suffisamment claire, crédible et exploitable pour être reprise directement dans les réponses générées par les moteurs IA.
On vous emmène donc dans nos coulisses, en toute transparence, pour découvrir comment notre agence adapte ses prestations SEO au GEO.
Au programme
6 étapes essentielles pour améliorer sa visibilité GEO
Contrairement à ce qu’on peut lire un peu partout, il n’existe pas de « hack GEO » magique.
Les moteurs conversationnels sélectionnent leurs sources en s’appuyant sur plusieurs familles de signaux, très proches des fondamentaux du SEO : technique, structure éditoriale et autorité.
1. Créer des contenus GEO directement exploitables par ChatGPT, Gemini, Claude et compagnie
Les moteurs IA privilégient les contenus capables de répondre rapidement et clairement à une question. Concrètement, cela implique de produire des pages pensées dès le départ pour être citées et exploitées par des LLM. Nous utilisons notamment :
- des structures en pyramide inversée où la réponse apparaît immédiatement ;
- des tableaux, listes, FAQ et résumés ;
- des formulations simples et sans ambiguïté ;
- une hiérarchie de titres claire ;
- une logique de profondeur éditoriale plutôt qu’une accumulation de contenus superficiels.
2. Structurer techniquement les contenus avec Schema.org pour faciliter l’extraction
Même le meilleur contenu du monde devient inutile s’il est difficilement interprétable par les crawlers et les moteurs génératifs. Nous travaillons donc systématiquement la dimension technique du GEO :
- balisage Schema.org ;
- structuration logique des blocs de contenu ;
- optimisation du code source ;
- limitation du JavaScript sur les contenus critiques ;
- amélioration de la vitesse de chargement ;
- optimisation des sitemaps XML et fichiers llms.txt.
Objectif : rendre les pages « machine readable », c’est-à-dire immédiatement compréhensibles par les systèmes d’extraction utilisés par les IA.
Et bien sûr, on ne doit pas oublier toute l’hygiène technique de base : éviter les URLs de contenus dupliqués, supprimer les erreurs 404, etc. Bref, tout ce qui permet d’avoir une architecture propre (et comme on l’a vu avec notre client Maison Broussaud, ça fait une énorme différence en matière de SEO / GEO).
3. Renforcer les signaux E-E-A-T pour améliorer son référencement IA
Comme Google et consorts, les moteurs IA s’appuient sur des signaux de confiance pour déterminer quels contenus méritent d’être repris. Cela passe notamment par :
- des contenus experts ;
- des auteurs identifiés ;
- des backlinks de qualité ;
- des citations sur des sites fiables ;
- une présence renforcée sur des plateformes pertinentes.
Chez AGAT, nous créons un véritable écosystème d’autorité autour de la marque qui se traduit par des retombées bénéfiques aussi bien en SEO qu’en GEO.
4. Cibler les requêtes longue traîne et les questions ignorées par les concurrents
Le GEO récompense souvent les contenus capables de répondre précisément à des questions très spécifiques. Plutôt que de viser des requêtes génériques ultra concurrentielles, nous développons des hubs thématiques complets autour :
- des questions réellement posées par les utilisateurs ;
- des problématiques métiers précises ;
- des requêtes longue traîne ;
- des angles niches rarement traités par les concurrents.
Cette logique de profondeur augmente fortement les probabilités d’être repris dans les réponses générées par les LLM.
5. Maintenir des contenus frais, cohérents et techniquement irréprochables
Élaborer une stratégie GEO n’est pas un chantier ponctuel mais une prestation au long cours. Les moteurs IA évoluent vite, et les contenus cités changent régulièrement. Nous travaillons donc dans une logique d’amélioration continue :
- mise à jour des contenus intemporels dits « evergreen » ;
- publications régulières ;
- diversification des formats publiés (articles, vidéos, FAQ, guides) ;
- maintenance technique continue ;
- amélioration constante de la structure éditoriale.
Les IA privilégient les contenus récents, cohérents et maintenus dans le temps.
6. Mesurer les performances GEO et ajuster la stratégie éditoriale en continu
Une partie importante du travail consiste à observer, tester et adapter les contenus selon les résultats réels obtenus. Chez AGAT, nous combinons :
- des tests manuels réguliers sur ChatGPT, Gemini et Claude ;
- des outils spécialisés comme Profound ou Semrush AI Visibility Toolkit (on vous en parle juste après) ;
- les signaux issus de Google Search Console.
Le but n’est pas de suivre une recette figée. Mais comme toute approche d’A/B testing, cela impose d’éviter de se disperser inutilement afin de créer une vue d’ensemble assez cohérente pour en tirer des conclusions.
Exemple : une recette de cookies optimisée SEO vs GEO
Prenons un type de contenu que tout le monde connaît : les recettes de cuisine en ligne. Vous cherchez sur Google comment faire des cookies et tombez sur un exemple typique d’un contenu historiquement optimisé pour le SEO classique, mais beaucoup moins adapté au référencement IA.
- Un titre H1 copywrité truffé de mots-clés SEO (« La meilleure recette de cookies tout chocolat aux pépites de chocolat ») ;
- une introduction de 50 lignes en mode storytelling émotionnel sur l’enfance, la grand-mère qui cuisinait, les dimanches pluvieux et l’odeur du beurre fondu ;
- plusieurs titres et sous-titres intégrant toutes les variantes de mots-clés possibles autour des cookies ;
- des paragraphes longs, parfois redondants, qui tournent autour du sujet sans y répondre directement, avec une douzaine de liens (sponsorisés) vers d’autres sites ;
- et enfin, la recette elle-même… reléguée bien en bas de page.
Ce format n’est pas une erreur. Il est le résultat direct des logiques SEO poussées à leur extrême pour améliorer le temps passé sur la page et le taux de rebond, ce qui envoie un signal favorable pour le référencement naturel mais devient rapidement frustrant pour le lecteur (qui finira probablement par demander sa recette directement à ChatGPT).
Le même contenu orienté GEO sera plutôt conçu de cette manière :
- le H1 est clair et orienté intention (« Recette de cookies au chocolat : ingrédients, étapes et conseils pratiques ») ;
- la recette apparaît en premier, avec la liste des ingrédients et les quantités présentées idéalement sous forme de tableau facilement exploitable par les LLM ;
- le procédé est détaillé à l’aide d’images aux balises ALT optimisées et de titres clairs ;
- les envolées lyriques sur les souvenirs d’enfance sont reléguées dans la partie suivante ;
- en fin d’article, une FAQ explique comment pétrir la pâte, quel type de chocolat il faut choisir, etc.

Les moteurs conversationnels ne cherchent pas le contenu le plus long ni le plus riche en mots-clés, mais une réponse claire, structurée et immédiatement exploitable.
Pour le lecteur, qui a probablement très faim au moment de taper cette requête, le gain de temps est immédiatement perceptible.
Comment suivre efficacement ses positions et sa visibilité en GEO ?
Il n’existe pas encore d’équivalent parfaitement standardisé à la Google Search Console pour mesurer sa visibilité dans les moteurs IA. Chez AGAT, nous combinons donc plusieurs approches :
- des tests manuels réguliers sur Perplexity, pour observer concrètement les prompts qui déclenchent des citations et les sources citées par les moteurs conversationnels ;
- et le recours à des plateformes spécialisées pour objectiver ces analyses.

Profound : comprendre comment les IA perçoivent une marque
Profound est une plateforme dédiée au GEO qui analyse plus de 10 moteurs IA en parallèle. L’outil permet de suivre les citations d’une marque, le comportement des crawlers et interroge une base de plus de 130 millions de requêtes utilisateurs (1).
En plus de comprendre comment une marque est perçue par l’IA, il permet :
- d’identifier des opportunités non exploitées ;
- de suivre les variations de visibilité avec l’envoi d’alertes ;
- et de comparer les performances avec les concurrents.
Semrush AI Visibility Toolkit : relier visibilité SEO et visibilité IA
Semrush propose désormais plusieurs fonctionnalités GEO intégrées à son écosystème SEO (2). L’outil permet notamment :
- d’analyser les mentions de marque dans les réponses IA ;
- de mesurer la part de visibilité ;
- de comparer les performances SEO et GEO ;
- d’auditer le GEO sur une base de plus de 25 critères ;
- et d’identifier les sources qui influencent les réponses générées par les IA.
Le GEO reste aujourd’hui un terrain mouvant !
Les moteurs conversationnels évoluent vite, les critères exacts restent largement opaques, et beaucoup de certitudes du marché vieillissent parfois (mal) en seulement quelques mois.
Chez AGAT, nous consacrons donc une part importante de notre travail à la veille, aux tests et à l’expérimentation : cela implique aussi de savoir remettre régulièrement en question ce que nous pensions acquis !
Mais une chose est sûre : les entreprises qui occupent le terrain en travaillant la qualité de leurs contenus, leur structure technique et leurs signaux d’autorité, prennent une longueur d’avance qui sera difficile à rattraper pour les autres, encore plus lorsque le marché semble instable et que la concurrence se retire.
Et c’est notre rôle d’agence webmarketing de vous alerter sur le fait que le GEO ne remplace pas le SEO. C’est :
- un prolongement du SEO ;
- un sujet de R&D permanent ;
- et surtout, un enjeu stratégique de visibilité pour les années à venir.
Concrètement : travailler son GEO aujourd’hui revient surtout à préparer la manière dont votre marque sera découverte demain.
Notre approche en stratégie SEO / GEO vous intéresse ? Venez nous faire part de vos besoins !
(1) Profound, Answer Engine Insights
(2) Semrush, AI Visibility Toolkit
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