Publié le 22 juin 2026
Comment savoir si vos publicités Meta marquent vraiment les esprits ? Au-delà des impressions et des clics, la Brand Lift Survey donne enfin la parole à vos prospects. Retour sur la campagne BtoB qu’AGAT a pilotée pour les Laboratoires Vivacy au Canada, et sur ce que cet outil change dans la mesure du marketing de notoriété.
Une campagne paid Meta, c’est facile à mesurer. Impressions, clics, CPM, taux de complétion : les chiffres tombent en cascade dans le Business Manager, et tout le monde rentre chez soi avec son tableau de bord. Sauf qu’aucune de ces métriques ne répond à la seule question qui compte vraiment quand on parle de notoriété : votre audience se souvient-elle de vous ?
C’est précisément ce que mesure la Brand Lift Survey (BLS) de Meta. Et c’est l’outil qu’on a activé pour les Laboratoires Vivacy au Canada, entre janvier et avril 2026, dans le cadre d’une campagne BtoB visant la communauté médico-esthétique canadienne.
Voici ce que cet outil mesure réellement, comment on l’a opéré pour Vivacy, et ce que la campagne dit du marketing de notoriété en 2026.
En 4 chiffres
de lift mesuré sur la notoriété de marque
de lift sur la favorabilité, en limite haute du benchmark
des cliniques prioritaires canadiennes touchées
de CPM moyen en CAD, sous le benchmark (18 à 28 $)
Au programme
- Sortir des vanity metrics pour mesurer la vraie empreinte d’une marque
- Cinq dimensions mesurables, à choisir selon l’objectif
- Le bon usage : mesurer une plateforme de marque, pas un bouton
- Le prix de la certitude : un ticket d’entrée, et un retour quasi unique
- Cas client : Laboratoires Vivacy Canada
- Ce que ce cas dit du marketing de notoriété en 2026
- Et après ? Pivoter vers l’autorité locale
Brand Lift Survey : sortir des vanity metrics pour mesurer la vraie empreinte d’une marque
Le marché paid est saturé de rapports qui empilent les vanity metrics, ces gros chiffres que l’on affiche pour dire « vous avez vu ? On a touché plein de monde. » : impressions, reach, clics, vues à 3 secondes. Ce sont des indicateurs utiles, mais ils ne disent qu’une chose : votre publicité a été servie. Ils ne disent pas si elle a été retenue, appréciée, ou si elle a infléchi la perception de votre marque.

La Brand Lift Survey, elle, donne la parole à vos prospects. Concrètement, Meta sélectionne un échantillon représentatif de votre audience cible, le scinde aléatoirement en deux groupes. Le premier, le groupe exposé, voit vos publicités. Le second, le groupe témoin, ne les voit pas. Les deux reçoivent ensuite le même sondage natif dans leur fil d’actualité.
La différence de réponses entre les deux groupes, c’est le lift : l’augmentation directement attribuable à votre campagne, isolée de tous les autres bruits marketing (notoriété historique, autres canaux, saisonnalité). C’est de l’inférence causale, pas du déclaratif approximatif. Et c’est, à notre connaissance, le seul outil publicitaire qui permette de mesurer cela à cette échelle, avec une rigueur statistique sérieuse.
C’est aussi un outil qui se lit en complément des indicateurs de performance classiques (ROI, ROAS, CLV) : là où ces derniers mesurent ce que la campagne a généré comme revenu, la BLS mesure ce qu’elle a construit comme capital de marque.
Cinq dimensions mesurables, à choisir selon l’objectif
La BLS n’est pas un outil monolithique. Meta propose plusieurs types de sondages, qui couvrent différentes étapes du tunnel marketing :
- Mémorisation publicitaire (Ad Recall) : votre audience se souvient-elle d’avoir vu une publicité de la marque ?
- Notoriété de marque (Brand Awareness) : votre marque est-elle reconnue spontanément ou par citation ?
- Favorabilité (Brand Favorability) : votre audience a-t-elle une opinion positive de la marque ?
- Intention (Purchase / Consideration Intent) : votre audience est-elle disposée à acheter, collaborer, prendre contact ?
- Recommandation : votre audience parlerait-elle de vous à un pair ?
On choisit les indicateurs en fonction du vrai objectif de la campagne. Pour une marque qui lance un produit, l’Ad Recall fait sens. Pour une marque installée qui veut consolider sa préférence, on descend dans le tunnel : favorabilité, intention. Pour Vivacy, qui voulait à la fois ancrer sa notoriété et valider sa préférence professionnelle auprès de la communauté médicale canadienne, on a activé deux sondages : notoriété et favorabilité.
Le bon usage : mesurer une plateforme de marque, pas une créa
C’est probablement le point le plus mal compris de la BLS, alors disons-le clairement : la Brand Lift Survey n’est pas un outil d’A/B testing créatif.
Ce n’est pas avec la BLS qu’on choisit entre deux couleurs de bouton, deux accroches ou deux vignettes. La BLS, c’est un instrument de vision macro. Elle mesure la résonance d’une plateforme de marque sur plusieurs semaines voire mois, dans un mix de formats. Elle valide qu’un media plan dans son ensemble construit bien une perception cohérente et durable, plutôt qu’une succession de pics d’engagement éphémères.
Si vous voulez itérer rapidement sur des assets, vous avez les A/B tests Meta classiques et les tests de créatives dans l’Ads Manager. Si vous voulez valider une stratégie de marque, vous avez la BLS. Confondre les deux, c’est se tromper d’outil, et gaspiller un budget conséquent au passage.
Le prix de la certitude : un ticket d’entrée, et un retour quasi unique
La BLS n’est pas accessible à n’importe quel budget. Pour que les résultats soient statistiquement significatifs, Meta exige un seuil minimal d’investissement, qui varie selon la région et la durée de la campagne. Au Canada, ce seuil se situe entre 30 000 et 60 000 $ CAD selon les paramètres. Sur d’autres marchés (États-Unis, Europe de l’Ouest), il peut grimper davantage.
C’est un ticket conséquent. Mais c’est aussi le seul moyen, sur Meta, de transformer une dépense publicitaire en connaissance client plutôt qu’en simple coût de diffusion. Pour une marque qui investit régulièrement six chiffres en paid social, c’est un investissement qui se justifie largement à intervalle régulier, typiquement une à deux fois par an, sur des temps forts de marque.
Cas client : Laboratoires Vivacy Canada, une campagne BLS BtoB en marché premium
Les Laboratoires Vivacy sont un acteur français de l’esthétique médicale (gamme Stylage, notamment). Sur le marché canadien, l’enjeu était double : ancrer la notoriété auprès de la communauté médicale (cliniques, injecteurs, dermatologues) et construire la préférence professionnelle dans un secteur ultra-concurrentiel et exigeant sur la qualité.

La BLS de Vivacy, diffusée pendant la durée maximale de 3 mois du format, a été conçue autour d’un storytelling mettant en avant ses produits, leur qualité et leur approbation par l’industrie médicale canadienne, afin de construire une image forte et reconnue.
La stratégie créative : un storytelling full-funnel sur trois mois
L’erreur classique sur ce type de campagne, c’est de tout miser sur un seul format et de répéter à outrance. On a pris l’inverse : un mix de six familles d’assets, chacune avec un rôle précis dans le tunnel.
- Vidéos produits : l’ancre de visibilité, pour ancrer la gamme.
- Vidéos technologies : la preuve scientifique, pour crédibiliser.
- Témoignages laboratoires français : l’ancrage qualité et sécurité.
- Vidéos KOL (Key Opinion Leaders) : la validation par les pairs.
- Before & After produits : la preuve par l’exemple.
- Packshots produits : l’identité visuelle pure, pour la mémorisation.
L’idée n’est pas que chaque asset performe seul. L’idée, c’est que la combinaison construit une perception cohérente : un produit reconnaissable, validé scientifiquement, recommandé par des pairs, et démontré par des résultats cliniques. Le full-funnel n’est pas un slogan, c’est une discipline créative.
Les résultats mesurés par la Brand Lift Survey
À la fin de la campagne, les deux sondages Brand Lift sont tombés.
- Sondage 1, Notoriété de marque : +2,0 points absolus de lift. Résultat solide, dans la fourchette haute du benchmark régional canadien (1,0 à 3,0 %). Probabilité de lift mesurée à 88 %, ce qui est statistiquement très fiable.
- Sondage 2, Favorabilité de marque : +1,9 point absolu de lift. Là, on touche la limite supérieure du benchmark régional (1,0 à 2,0 %). Autrement dit, on a fait, sur la préférence, le plafond de ce que ce marché permet sur ce format.
Le résultat le plus parlant, c’est la résonance démographique. La tranche 45 à 54 ans (cœur de cible des propriétaires de cliniques et injecteurs leaders) affiche un lift de +2,5 points, et la 35 à 44 ans un lift de +2,3 points. Concrètement, ce sont les décideurs cliniques qui ont le plus bougé. Pour une marque BtoB médicale, c’est exactement l’audience qu’on voulait toucher.
Les chiffres clés de la campagne
- CPM moyen de 17,7 $ CAD sur l’audience prioritaire, en dessous du benchmark canadien (18 à 28 $ CAD), alors qu’on visait une audience ultra-spécialisée et donc structurellement plus chère
- 100 % de couverture de la liste prioritaire de cliniques : tous les comptes clés ont été exposés
- 18,9 répétitions moyennes par utilisateur sur l’audience prioritaire, sur 4 mois, ce qui assure une mémorisation profonde sans saturation
- 349 nouveaux followers sur l’audience pilier, capital organique réinvesti par la suite
Ce que ce cas dit du marketing de notoriété en 2026
- Premier enseignement : la mesure de la notoriété n’est plus une affaire d’études coûteuses et lentes. La Brand Lift Survey, malgré son ticket d’entrée, rend opérable une mesure qui restait jusqu’ici réservée aux gros annonceurs avec des dispositifs panel. Pour une PME premium ou une marque BtoB exigeante, c’est désormais une option à mettre dans le mix.
- Deuxième enseignement : la qualité créative n’est pas un luxe sur ce type de dispositif, c’est la condition. Sans la diversité des formats (produit, témoignage, KOL, technologie, before/after, packshot), les +2,0 et +1,9 points n’arrivent pas. La BLS ne mesure pas un budget, elle mesure un discours. Et un discours qui se résume à un format se voit immédiatement.
- Troisième enseignement : la favorabilité se gagne par la preuve par les pairs. Sur Vivacy, ce sont les témoignages laboratoires et les KOL qui ont fait le delta sur la préférence. Pas les beaux visuels seuls. Le même type de logique de fond qu’on a documenté côté SEO/GEO sur notre cas client Maison Broussaud : c’est le travail de qualité éditoriale qui fait bouger les indicateurs, pas la mécanique seule.
Et après ? Pivoter vers l’autorité locale
La campagne Vivacy a posé les fondations. Notoriété installée, favorabilité gagnée auprès des décideurs, audience pilier consolidée. La suite logique, c’est de réinvestir ce capital sur des contenus localisés : études de cas cliniques canadiennes, mise en avant des injecteurs locaux, présence sur les événements professionnels du marché.
Parce qu’une marque française qui a fait ses preuves au Canada doit, à un moment, parler canadien. La BLS nous dit que l’audience est prête.
Chez AGAT, on mesure ce qui compte
Une campagne paid sans Brand Lift Survey peut très bien fonctionner. Une campagne paid avec une Brand Lift Survey bien construite, c’est un investissement qu’on peut défendre devant un comité de direction, chiffres à l’appui, et qu’on peut relancer en sachant exactement où concentrer le tir l’année suivante.
Si vous travaillez sur un sujet de notoriété, de positionnement ou de préférence de marque, et que vous voulez sortir du brouillard des vanity metrics, vous pouvez voir les marques qu’on accompagne déjà, ou discuter directement de votre projet avec nous.
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